Debout, malgré la tempête Il y a des mois où l'on n'écrit pas pour raconter, mais pour tenir. Les six derniers en font partie. Autour de nous, le pays s'enfonce. Chaque matin apporte sa part de mauvaises nouvelles : la sécurité se dégrade, les routes se ferment, les quartiers se vident. Des familles entières marchent avec leur vie sur le dos, un matelas, un sac, des souvenirs entassés à la hâte. D'autres n'ont même pas de toit où se réfugier. Elles dorment sur les places publiques, exposées aux bandits, sans que personne ne vienne. La FMP EBMO connaît une version de cette douleur. Nous avons été chassés de notre local officiel de la rue Oswald Durand. Une institution publique, portée par des générations de médecins et de pharmaciens, a dû plier bagage comme n'importe quel citoyen déplacé. Elle est aujourd'hui réfugiée à l'Hôpital de Turgeau. « C’était ç a ou mourir » , tel le titre du premier roman de Thélyson Orélien, lequel est déjà le phénomène l...