Newsletter FMP n°6 Volume II (Septembre 2025): VersIon web. Version PDF.
« Per aspera ad astra » — À travers les épreuves, jusqu’aux étoiles.
Chers collègues, chers étudiants, chers partenaires,
Ce trimestre aura été fait de douleurs et de raisons d’espérer. La perte de Vilaire Syrin nous a frappés au cœur (p.5) ; elle nous rappelle, avec une cruauté intolérable, la fragilité de la vie et la grandeur des engagements silencieux. Comme l’écrivait Paul Valéry : « La mémoire est l’avenir du passé. » Sa mémoire, loin de nous affaiblir, devient un phare pour nos actions futures.
Au même moment, la Faculté célèbre la force vivante de sa mission : le 20 septembre 2025, à Villa CANA, la FMP a honoré la promotion de spécialistes baptisée « Paul Farmer » — des hommes et des femmes formés dans le cadre du programme de Résidence avec Zanmi Lasante. Leur cérémonie de graduation (p.2) n’est pas un simple rite : c’est la preuve que, malgré les incendies, les manques et les interruptions, la formation continue et se renouvelle. À ces nouveaux spécialistes nous adressons, avec le Doyen, nos félicitations et nos attentes : qu’ils transforment leur savoir en service, et leur courage en meilleure santé pour notre peuple. Victor Hugo nous le rappelle : « L’avenir est une porte, le passé en est la clé. »
Parallèlement, la FMP se porte au devant d’un chantier exigeant — la recherche d’une dynamique renouvelée d’accréditation internationale (p.3). Ce travail est plus qu’administratif : il est politique et moral. Nous avons à garantir la qualité des formations, la sécurité des stages, la pertinence des programmes — bref, la dignité même de nos diplômes. Aimé Césaire nous invite : « Il n’y a pas de dignité qui vaille sans lutte. » Continuons donc cette lutte, ensemble et résolus.
La Journée mondiale des pharmaciens du 25 septembre (p.4) a souligné le rôle souvent discret mais décisif de la pharmacie dans la santé publique. Dans notre contexte national, le pharmacien est éducateur, sentinelle et compagnon des communautés. Là où le danger grandit, rappelle Hölderlin repris par René Char, « là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ». À nos pharmaciens — titulaires et étudiants — nous disons merci pour cette persévérance.
Le Service des Archives (p.7) est la voix tranquille qui nous relie au passé et protège nos parcours. Sa modernisation progressive est une urgence de justice administrative et d’accès pour les anciens et nouvelles promotions. « Historia magistra vitae est » : à travers nos archives, nous apprenons, nous corrigeons, nous avançons.
Enfin, comment ne pas évoquer le concours d’admission 2025 (p.8) ? Organisé dans des conditions tendues mais porté par l’espérance de plus de 2500 postulants, il témoigne d’un désir national de soin et de service. À ces jeunes qui ont patienté, résisté et rêvé, nous offrons une bénédiction et un défi : transformez votre énergie en compétence, votre foi en devoir. Comme le disait Virgile : « Labor improbus omnia vincit. »
Ce numéro rassemble ces voix — le deuil, la fête des diplômes, l’effort pour l’accréditation, le travail discret des archivistes, le courage des pharmaciens, la volonté des postulants. Il montre que la Faculté n’est pas une abstraction : elle est faite d’êtres qui souffrent, qui luttent et qui soignent. Albert Camus nous l’a appris : « Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. » Puisse cet été invincible être le nôtre à tous.
Avec respect et gratitude pour chaque contribution,
Dr
Rulx Narcisse
Rédacteur en chef — Newsletter
FMP
Faculté de Médecine et de Pharmacie / EBMO — UEH

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